Couture sac #2

C’est la troisième fois que je fais ce sac. Et plutôt que d’avoir deux tissus différents pour un côté et l’autre du sac, j’ai décidé de le faire de façon unie, avec une belle toile de Jouy.
Pour les infos pratiques, voici l’article sur le premier sac.Le sac est facile à réaliser, même si au final il m’aura quand même fallu l’après-midi entier, le temps notamment de réfléchir à comment découper la toile pour éviter de découper au mileu d’un motif et d’avoir seulement des parties des scènes dans tous les coins.

J’ai aussi décidé de prendre mon temps pour pouvoir faire un peu plus attention aux finitions.

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On the road #3 – Promenade automnale

Ce week-end, le temps était magnifique.Profitant de me trouver à la campagne, j’ai réussi à me lever tôt dimanche matin, avec la ferme intention de prendre quelques photos emplies de brume matinale, et également… de ramasser quelques champignons! Bon, sur ce second point, j’ai préféré ne pas prendre de risques: je ne sais reconnaître que les cèpes – or, je n’en ai pas trouvés. Et j’ai préféré ne ramasser aucun des autres centaines de champignons que j’ai vus. Ceux-ci n’auront servi qu’à être photographiés! En revanche, j’ai eu la belle surprise de voir un chevreuil sortir d’un bois à quelques dizaines de mètres de moi (suivi un peu plus tard de ma chienne, qui n’est jamais très en avance dans ces cas là…). Le chevreuil n’a pas attendu que je sorte mon appareil, donc ce souvenir, je le garde seulement pour moi!

Il n’y a pas que moi qui apprécie mon bonnet en laine…

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Couture robe #2 – Omas Nachthemd wird zum Abendkleid / De la chemise de nuit de Grand-mère à la robe de soirée

Avec le projet que je vous présente ci-dessous, je participe à un concours de couture sur Arte… et j’ai besoin de vos votes! 
 
Stufen
Wie jede Blüte welkt und jede Jugend
Dem Alter weicht, blüht jede Lebensstufe,
Blüht jede Weisheit auch und jede Tugend
Zu ihrer Zeit und darf nicht ewig dauern.
Es muß das Herz bei jedem Lebensrufe
Bereit zum Abschied sein und Neubeginne,
Um sich in Tapferkeit und ohne Trauern
In andre, neue Bindungen zu geben.
Und jedem Anfang wohnt ein Zauber inne,
Der uns beschützt und der uns hilft zu leben.
Wir sollen heiter Raum um Raum durchschreiten,
An keinem wie an einer Heimat hängen,
Der Weltgeist will nicht fesseln uns und engen,
Er will uns Stuf´um Stufe heben, weiten.
Kaum sind wir heimisch einem Lebenskreise
Und traulich eingewohnt, so droht Erschlaffen;
Nur wer bereit zu Aufbruch ist und Reise
Mag lähmender Gewöhnung sich entraffen.
Es wird vielleicht auch noch die Todesstunde
Uns neuen Räumen jung entgegensenden,
Des Lebens Ruf an uns wird niemals enden….
Wohlan denn, Herz, nimm Abschied und gesunde.
Hermann Hesse
Ma grand-mère allemande est décédée récemment. En faisant le tri dans ces affaires, nous avons trouvé un certain nombre de chemises de nuit et nappes en lin, restes de son trousseau de mariage. D’après les souvenirs de ma mère et de mes oncles, ces tissus ont été tissés à la main, et l’on trouve sur toutes les pièces du trousseau les initiales du nom de jeune fille de ma grand-mère, brodées par ses soins.
C’est ainsi avec une certaine émotion que j’ai récupéré une de ces chemises de nuit, faite et portée par ma propre grand-mère il y a plus de 60 ans!
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En plus des initiales brodées à la main, des broderies anglaises ornent le haut de la chemise.
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Qu’allais-je en faire? La porter à mon tour comme chemise de nuit? Etant donné que j’en porte rarement, que le tissu était un peu trop épais pour une confortable chemise de nuit, et que je trouvais dommage de releguer ce beau vêtement unique en raison de sa valeur sentimentale à un vêtement de lit, il m’a paru rapidement clair qu’il fallait que j’en fasse quelque chose!
J’ai d’abord réfléchi à la porter en été avec une jolie ceinture, ou alors à ne garder que le haut, pour en faire un débardeur. Mais telle quelle, la chemise n’était pas vraiment adaptée à être portée et à ma morphologie.
Je voulais absolument garder le haut de la chemise avec ses broderies.
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Ainsi, j’ai découpé la chemise sous la poitrine. J’ai ajusté le haut sur les côtés et ai ajouté des pinces pour les poitrines.
Le bas de la chemise a été nettement ajusté sur les côtés, pour en faire une jupe droite (mais pas trop juste, car je ne pouvais pas ajouter de fente) ainsi qu’à l’arrière grâce à des pinces.
Entre les deux parties du vêtement, j’ai décidé d’ajouter une bande de tissu d’environ 20 cm de largeur. Pour rester dans le thème “tissus de ma grand-mère”, j’ai utilisé un bout d’un rideau, que j’avais également récupéré dans ses affaires, et qu’elle avait aussi fait elle-même!
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Après moults ajustements, les trois pièces ont été assemblées pour donner ce résultat.
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Ne manquait plus que la couleur. Les vêtements blancs, ce n’est pas ce qui me va le mieux, et j’ai donc décidé de me lancer dans la teinture.
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Aujourd’hui, je suis heureuse de porter cette robe, qui, en plus d’être le fruit partagé du travail de ma grand-mère et du mien, me rappelle un peu mon enfance, les étés passés dans la maison familiale du petit village de mes grands-parents, les gateaux faits en présence d’Oma, les repas de famille avec les cousins, le Eis-Auto qui passait tous les jours, et dont le klaxon faisait arriver au galop les enfants occupés un peu partout dans la ferme et pour lequel Oma devait toujours nous suivre en courant (il fallait bien que quelqu’un paie les glaces!), les soirées à discuter avec mes grands-parents…

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